- Le code de la sécurité sociale.
- Conventions bilatérales de sécurité sociale
- Accord de sécurité sociale : Droit aux prestations
non contributives : Allocation adultes handicapés, Fonds de solidarité
vieillesse et invalidité.
- Les jurisprudences de la Cassation.
Les conventions internationales priment sur les lois nationales. Refuser
d'accepter un enfant hors du regroupement familial en qualité d'ayant droit
c'est une violation de la Convention internationale des droits des enfants.
Convention franco-marocaine de
sécurité sociale :
Sont appliquées seulement les dispositions les plus favorables par rapport à
la législation française et les conventions européennes et internationales.
Cette convention est ratifiée en 1965, publiée au JO le 14 janvier 1967 et
amendée le 13 décembre 1973. Elle est antérieur à la loi qui a obligé pour
la délivrance des prestations familiales uniquement aux enfants entrés dans le
cadre du regroupement familial. Comme la convention n'a pas prévu cela, donc
cette disposition n'est pas applicable aux Marocains donc on peut engager une
procédure contre une décision administrative défavorable sur la base de cette
convention. Les Marocains peuvent demander le versement de ses prestations à
taux plein et au taux du pays d'origine.
Assurance maladie : La loi du 28
août 1993 (Lois Pasqua) : Les ayants droits (conjoints, enfants ascendants…)
peuvent bénéficier de l'assurance maladie à condition qu'ils aient un titre
de séjour. La convention franco-marocaine ainsi que les engagements
internationaux ratifiés par la France n'ont pas prévu cette condition, donc
les ayants droits de ressortissants marocains peuvent en bénéficier sans cette
condition. Si non engagement d'une procédure sur la base de cette convention
car il y a violation du principe d'égalité..
La notion des ayant droits
On entend par ayant droits les personnes prises en charge au nom de l'assuré :
-
Conjoint.
-
Vie maritalement (concubins).
-
Personnes divorcées pendant moins d'un an.
-
Personnes divorcées définitivement si il y a 3 enfants.
-
Les enfants à la charge de l'assuré (pas seulement les légitimes mais
également les adoptés).
-
Personnes à charge et vit sous le même toit que l'assuré pendant au
moins un an.
-
Un ascendant ou les parents à condition qu'ils aident à l'éducation de
deux enfants de mois de 14 ans et qui se chargent des tâches ménagères.
Le PACS n'est cumulable avec la vie maritale, soit l'un soit l'autre.
Procédures pour bénéficier
de la sécurité sociale
C'est l'intéressé ou son mandataire (c'est-à-dire un avocat) qui doit signer
la requête. Une association peut utiliser son en-tête pour la requête mais
l'intéressé doit signer également. Avant de procéder au recours, il faut
obtenir une décision écrite et motivée.
Evoquer la convention CEE/Maroc, les accords franco-marocaines et les différentes
conventions européennes ou internationales.
Pour bénéficier du droit à la sécurité sociale en tant qu'ayant droit, il
faut faire une demande avec AR auprès de la caisse pour la demande de la carte
et si refus pour motif de séjour irrégulier faire une nouvelle demande avec AR
et évoquer les conventions internationales et le fait que la législation française
ne conditionne pas le bénéfice des droits à la sécurité par l'acquisition
d'un titre de séjour.
Couverture Maladie Universelle
Toute personne résidant en France depuis plus de 3 mois et justifie par tous
moyens sa situation régulière (même par un rendez-vous de la préfecture ou
un récipicé), peut bénéficier (voir la circulaire du 3 mai 2000) de la CMU.
A partir du mois de décembre le plafond des ressources sera élevé à 3600F.
L'Article 161.8 du code de la sécurité
sociale stipule le maintien du droit de l'assurance maladie de la CMU pendant
quatre ans s'il y a interruption des conditions du droit. Si une personne, par
exemple, a bénéficié de la CMU avec un rendez-vous à la préfecture et si
celle-ci lui refuse le titre de séjour le jour de son rendez-vous, il garde le
bénéfice de l'assurance maladie pendant 4 ans pour les prestations en nature
(soins, médicaments…).
Il y a deux niveaux de la CMU :
-
Couverture de base : assurée par la caisses.
-
Couverture complémentaire : assurée par la caisse, une mutuelle ou une
assurance privée (au choix de l'assuré).
La couverture complémentaire n'est maintenue que pendant l'année en cours pour
l'étranger qui a un refus de séjour.
Pour bénéficier du RMI, l faut répondre aux conditions suivantes :
-
Trois ans de résidence régulière.
-
Une autorisation professionnelle sur la carte de résident.
Même avec un titre de séjour mention familiale et privée, on peut bénéficier
du RMI.
Aide Médicale Rénovée
Les sans papiers peuvent bénéficier de l'AMER (Aide Médicale Rénovée) et
non de la CMU pour un an, le plafond des ressources est estimé à 3600 FF et
donne accès aux :
-
ayants droits de moins de 3 ans : hospitalisation, consultation
externe… Pour bénéficier de l'AMER, il faut faire une demande auprès de la
CPAM.
-
Ayants droits de plus de 3 ans : ils auront également droit de se
soigner en médecine de ville si le médecin est conventionnée.
La différence entre l'AMER et l'ancienne aide médicale c'est que la première
est prise en charge par les collectivités et l'Etat et non seulement par ce
dernier.
Il n'y a pas de délai de séjour pour bénéficier de l'AMER contrairement à
la CMU. Il suffit que l'intéressé fait une déclaration sur l'honneur
mentionnant son intention de rester définitivement en France (selon la
circulaire du 2 janvier 2000).
Le paradoxe de cette aide est que es obligés alimentaires de l'assuré et non
les autres ayant droits seront sollicités à rembourser les frais de l'AMER
s'ils retournent à leur pays d'origine.
Les voies de recours en matière
de la sécurité sociale
Pour engager un recours contre une décision notifiée et motivée de refus
suite à une demande écrite (lettre recommandée avec accusé de réception)
d'ouverture des droits à la sécurité sociale, le délai est de deux mos pour
saisir :
-
La Commission du recours à l'amiable de la sécurité sociale (CRA). Si
celle-ci ne répond pas pendant un mois, donc il y a un refus implicite.
-
Il y a un délai de deux mois il faut formuler une recours auprès du
Tribunal des Affaires de la Sécurité Sociale (TASS). On peut demander au TASS
de saisir la Cour européenne de Justice.
-
Si le TASS refuse également, il y a un délai de deux mois pour
introduire un recours auprès de la Cours d'appel.
-
Si il y a refus de la Cours d'appel, il y a également deux mois pour
formuler une requête auprès de la Cours de cassation.
Il faut noter que toute la procédure est gratuite. Mais pour aller à la cours
de cassation il faut obligatoirement un avocat. Si dans une décision il semble
qu'il y a un refus fondée sur la discrimination, donc une violation au principe
d'égalité, il faut demander pendant toute la procédure la saisine de la Cour
européenne des droits de l'Homme.
Par exemple pour ce qui concerne le refus d'une demande de bénéficier de la
CMU ou un droit élémentaire et urgent pour le demandeur, il est conseillé de
formuler une requête à la fois à la CRA et au TASS en demandant à ce dernier
de statuer en référé c'est-à-dire en urgence. Cela permet de gagner du
temps.
Les voies de recours en matière
d'aide sociale
Suite à une demande écrite (lettre recommandée avec accusé de réception),
l'administration notifie une décision de refus :
-
Deux mois pour saisir la Commission départementale d'aide sociale (qui
se trouve au siège de la DDASS). Là il n' y a pas de délai pour répondre
donc il n'y a pas de refus implicite.
-
Si la Commission départementale répond défavorablement, il faut saisir
dans deux mois la Commission centrale d'aide sociale.
-
S'il y a un refus de la Commission centrale il faut également deux mois
pour saisir le Conseil d'Etat.
Les voies de recours en cas du refus de la CMU
- Si refus pour la couverture de base (assurance
maladie), il faut formuler un recours contentieux auprès du CRA de la sécurité
sociale et après il faut suivre la procédure en matière de sécurité
sociale citée ci-dessus.
- Si refus la couverture complémentaire, il faut
suivre la procédure concernant les voies de recours en matière d'aide
sociale citée ci-dessus.
- S'il y a un refus pour la couverture complémentaire
émanant d'une mutuelle où d'une assurance maladie privée, il faut engager
un procédure auprès des tribunaux civiles (Tribunal de grande instance).
Peuvent contester une décision de refus à la place du demandeur où se
substituer à lui les personnes suivantes :
- En aide sociale :
- Les obligés alimentaires (parents, conjoints,
enfants) du demandeur.
- Le maire où le président du Conseil général de
la ville où du département où habite l'intéressé.
- Tout habitant où contribuable ayant intérêt à ce
que le demandeur soit réparé.
2. En sécurité sociale :
Uniquement le demandeur où son mandataire (avocat) mais il peur être représenté
au Tribunal par son conjoint, ascendant ou descendant en ligne directe, un
avocat, une organisation syndicale, une association où une personne exerçant
la même fonction que lui.
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